En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'installation de cookies sur votre terminal. Plus d'informations sur les cookies
Carte d'identité
Commune de Rioux
Maire : Mr Philippe SOULISSE
 
Mairie :
10 place de la mairie
17460 RIOUX
 
Tel  : 05 46 91 60 27
Fax : 05 46 91 92 83
Bienvenue à tous !
OK
<Calendrier>
Novembre 2017
Infos

           

INFO aux RANDONNEURS

repos pour les randonneurs au mois d'août !!!!!

Prochaine Marche "découverte de RIOUX" le :

DIMANCHE 05 NOVEMBRE 2017

GRATUIT, OUVERT à Tous ! Rendez-vous dès 9h00 sur la place - Départ Rando : 9H15

**************************

  Le Comité des Fêtes de Rioux

Liens
Météo

RIOUX 
 
Le Manoir de Beaupreau

 

 

        Situé au milieu du bourg, avec son grand portail, ses hauts murs englobant un joli pigeonnier coiffé en poivrière, son pavillon carré couvert d’ardoises, le Manoir, comme on l’appelle aujourd’hui, a fière allure.

 

        Si l’on arrive par la route de MONTPELLIER, les bâtiments de servitudes, l’ensemble du domaine, signalent l’importance de la ferme.

 

 

        Au XIIème siècle, BEAUPREAU appartenait au sieur de DIDONNE, vassal du comte de POITIERS, qui possédaient aussi le château de RIOUX. BEAUPREAU était appelé à cette époque « maison forte ».Des traces de souterrains ont été retrouvées, allant à l’église et au château ( d’après les propriétaires actuels ).

        Au XIVème siècle, le Roi Philippe IV le BEL, mécontent des seigneurs de DIDONNE, partisans des anglais, leur retira le château et la « maison forte », et en fît don à Renaud de BEAUMONT ; d’après la monographie de RIOUX par Mr PACAUD ( aux archives départementales de LA ROCHELLE ).

        Le 27 Mai 1480, Françoise de BEAUMONT, fille de François de BEAUMONT, seigneur de CRAVANS et de RIOUX, en partie, avait épousée Nicolas GUINOT, seigneur de VERON. Celui-ci donne à son petit-fils, Jean GUINOT, époux de Roberte de la BARDE, le fief de BEAUPREAU, en considération des bons services qu’il a rendus au Roi, du fait des guerres au-delà des monts et  ailleurs, pour en jouir. C’est lui qui fait bâtir le logis.

        Jean GUINOT guerroya longtemps en Italie sous Louis XII et François 1er. IL eut quatre enfants : Eymeric, écuyer, seigneur de BEAUPREAU qui épousa Jeanne GOULARD, puis Charles, auteur  de la branche de RIOUX, et 2 filles.

        Eymeric eut pour fils unique, René GUINOT, écuyer, seigneur de BEAUPREAU et de St SIMON (par son mariage avec Judith GUICHARD en  1580). Il fut tué à la bataille de COUTRAS en 1587.

        En 1613, ses enfants Jean, Gilles et Marguerite se partagèrent les terres de BEAUPREAU, et les deux frères portèrent simultanément le titre de Seigneur.

        En 1625, BEAUPREAU devait être à nouveau partagé. François GUINOT et Louis de LIVENNE, ayant épousé les deux sœurs de Georges LEMUNIER, (qui avait acheté la châtellenie de RIOUX) devinrent, à la suite d’arrangements, le premier baron de RIOUX et le second, Seigneur de BEAUPREAU.

 

             Le blason de LIVENNE était : D’argent à la fasce de sable frettée de six pièces, accompagnées de tris étoiles de sable, deux en chef, une en pointe.

         La fille du dernier de LIVENNE épousa à SAINTES, en 1750, François Comte de LATOUR BONLIEU. Ils eurent deux filles, dont l’une, Marie-Anne, Cécile Agathe a épousée à SAINTES en 1768 le marquis de St ORENS. Les armoiries de St ORENS sont : « D’azur à la tour maçonnée de sable accompagnée à dextres et a fenestres de deux croix de MALTE ».

        De 1745 environ à 1777, une partie de BEAUPREAU appartint à Mme de BEAUMONT, qui la posséda, pensons-nous, comme héritière d’Angélique de LIVENNE. C’est cette partie qui devint la propriété du Comte de VAUDREUIL.

Le marquis de St ORENS, ainsi que son fils, émigra à la Révolution. Ses biens D’AZAY et de RIOUX furent vendus comme biens nationaux en 1793.

Lu à la bibliothèque municipale de SAINTES ; une lettre de son fils, à son avoué en 1825, déclare que son père Louis Jean Henri, marquis de St ORENS est mort en combattant au fort de PENTHIEVRE, dans la presqu’île de QUIBERON en 1795.

Le domaine de BEAUPREAU fut vendu au profit de la nation. Il y eut trois ventes

 La 1ère fut faite le 20 septembre 1793.

On vendit 83 journaux divisés en 91 lots pour la somme totale de 65775 livres. Le 1er lot comprenant le corps de logis et autres bâtiments, deux cours, un jardin, pré et terre se joignant (et une mare), le tout de la contenance de 25 journaux, 82 carreaux furent acquis par le citoyen Jean-François REPERE, propriétaire à MEURSAC pour la somme de 24300 livres. Le 2ème lot, composé d’un morceau de terre labourable, à la vieille vigne, d’une contenance de 2 journaux, 60 carreaux, aux pères de famille qui ne possèdent pas un arpent de terre. Le procès verbal de cette opération est signé par HILLAIRET, GAUTRET, MUREAU et  GODET.

Les différents autres lots furent acquis par les citoyens REPERE, CHARPENTIER, Charles BALLET,  Pierre ARRIVE, Guillaume PRIEUX, Jean BOUQUET, Jean FAURE, Jacques et Joseph SALMON.

La 2ème vente eut lieu le 1er Germinal de l’an II (1794).

20 lots de 50 carreaux chacun furent vendus pour 4880 livres.

Prirent part à cette vente, les citoyens : Jean DURAND, Etienne MOINARD, MARTINEAU, ARRIVE, Louis NESSON, François BOUQUET, GILLET, SALMON, MICHEAU, et Jean BOUQUET.

Enfin dix jours après, les administrateurs de district de SAINTES procédèrent à une dernière vente, qui se fit en 9 lots, d’une contenance totale de 8 journaux, 57 carreaux pour le prix de 6500 livres.

Les citoyens RICHARD, J . FEURANCEAU, Jean FAURE, ROUFFINEAU, NESSON, Louis et Jean BOUQUET furent acquéreurs.

 

 

        Il faut ajouter, qu’après toutes ces ventes, il est mentionné dans une délibération de l’époque :

«  Nous agent de cette commune, vu qu’il reste à emblaver plusieurs journaux, dépendant du logis de BEAUPREAU, appartenant à la république, vu l’émigration du propriétaire, nous requéront la présente municipalité de faire emblaver les terres qui restent.

RIOUX en la maison commune le 5 ventôse de l’an II.

                                                                                                          GAMBIN , maire »

 

         Le 26 mars 1825, le gouvernement de la restauration fit voter 1 milliard, dans le but d’indemniser les anciens émigrés, ou leurs héritiers, dont les biens avaient été vendus pendant la Révolution comme biens nationaux.

Mme veuve de St ORENS formula une réclamation et obtint :

-          Pour 2/3 de four banal et 4 carreaux de terre, une indemnité de 225 francs.

-          Pour la propriété de BEAUPREAU, une indemnité de 36765 frs 25.

 

 

         Revenons en 1793, Jean-François REPERE devient propriétaire du logis de BEAUPREAU. De MEURSAC, ou il était né, il vient habiter RIOUX avec son épouse Suzanne CHOBELET qui est née à RIOUX. Il est probable qu’ils s’y  sont mariés…. Ils eurent cinq enfants, tous nés à RIOUX :  Jean-François en 1801, Marguerite en 1802, François en 1806, Marie-Pélagie en 1807, et Euphrasie en 1811.

Il est, à la déclaration de ses enfants, propriétaire et marchand. Il est décédé à BEAUPREAU le 25 mai 1819 à 61 ans. Une de ses filles, Marie-Pélagie s’est mariée en 1825 avec un voisin : Pierre Fréderic RICHARD de 10 ans plus âgé, elle avait 18 ans… Ils ont habités le manoir probablement après le mariage des frères et sœurs qui sont partis vers MEURSAC, THENAC, PISANY.

Leur mère, Suzanne CHOBELET, est décédée à RIOUX le 20 octobre 1848, âgée de 74 ans.

Mr et Mme RICHARD n’ont pas eu d’enfant. Marie-Pélagie REPERE est décédée après son marie en 1878. C’est son neveu Jean-François Victor REPERE qui est venu faire la déclaration à la mairie de RIOUX. IL avait alors 47 ans, lui-même né à THENAC et marié à GEMOZAC, ou il habitait.

Son épouse Camille ANCELIN de la GARDE, est décédée en son château de BERNESSARD à GEMOZAC en 1912. Par la suite, héritier de sa tante il est venu habiter à RIOUX. Il est décédé au logis de BEAUPREAU en 1913.

C’est son régisseur, Mr FLORET qui est venu déclarer le décès. Ce vieux serviteur, (il était entré enfant au service de Marie-Pélagie) est décédé en 1950 à RIOUX, Il avait 98 ans ?

Mr et Mme Jean-François Victor REPERE avait deux fils : Mr Joël REPERE, célibataire, et Mr Ludovic REPERE marié ( avec Melle Suzanne NICOLLE), qui ont vendu BEAUPREAU à Mr et Mme Ernest MEGRAUD en 1937. Ces derniers décédés depuis plusieurs années.

Le domaine est toujours exploité par les enfants de Mr et Mme MEGRAUD.

Le logis ancien aux grandes fenêtres à petits carreaux, possède de vastes pièces avec belles cheminées. Une partie est restée en grenier et pourrait se restaurer. Le hall d’entrée a été coupé pour assurer le confort en hiver, il serait facile de le remettre à son état primitif. Il y a une superbe cave, dont les voûtes sont en pierres, mais elle se remplit d’eau dans les hivers pluvieux.

Nous pouvons remarquer, dans le jardin, au-dessus du porche qui donne accès à la cour de ferme, l’écusson qui a dû être poli, à la Révolution, pour effacer les armoiries du Seigneur…Portait-il celles de St ORENS ou celles de LIVENNE ?... Nous ne le saurons jamais.

D’après Mr et Mme Louis MEGRAUD, propriétaires actuels, le pavillon couvert d’ardoises aurait été rajouté après l’achat de 1793.Ce serait Marie-Pélagie REPERE qui l’aurait fait construire vers 1840. Intérieurement il est bien aménagé.

On accède au 1er étage par un escalier en bois ciré. La charpente est bien belle.

La maison de Mr et Mme Rémi GILLON  faisait aussi partie de la propriété REPERE. Elle a été vendue par les deux fils de Mr et Mme Ludovic  REPERE plus de dix ans après le décès du régisseur qui devait l’habiter durant sa vie.

En 1789 était –elle comprise dans la propriété du comte de VAUDREUIL ? Nous l’ignorons.

       

         Le comte et la comtesse de VAUDREUIL moururent L’un et l’autre à SAINTES, le comte en 1810, et  la comtesse en 1817. Leur tombeau est au cimetière de SAINT-VIVIEN.

         Un long épitaphe énumère les qualités de Mr Louis de RIGAUD, comte de VAUDREUIL, ancien lieutenant général des armées navales et commandant du port de ROCHEFORT, décédé à SAINTES, dans sa 83ème année.

Ce monument a été érigé par les enfants du défunt.

Il est écrit sur l’autre face du tombeau :

«  Aux cendres de Mr Louis de RIGAUD, comte de VAUDREUIL, ont été réunies sous ce monument en juin 1850, les cendres de Mme Anne-Marie DUBREUIL de THEON, son épouse et celles de Melle Henriette Joséphine de VAUDREUIL , sa fille. »

Puis le nom de son fils.

«  Ici repose le corps de Mr Louis Pierre de RIGAUD comte de VAUDREUIL, ancien officier de l’armée de CONDE, Chevalier de St LOUIS, chargé d’affaires de S. M. Louis XVIII à BERLIN, voyageur célèbre, décédé à l’âge de 83 ans à SAINTES le 8 avril 1853 ».

Après d’autres louanges, comme il était courant d’écrire sur les pierres tombales à cette époque.

  

        Par les soins de la commission, les herbes et les plantes qui couvraient ce tombeau ont été enlevées. Nous ne voulons pas oublier que Louis Pierre de RIGAUD, comte de VAUDREUIL était un des premiers fondateurs d’archéologie de SAINTONGE.

  

                                                                                                                                 J. B.

Ce manoir est privé et ne se visite pas

194306 visites
Vous decouvrez Rioux en charente maritime

Bonne Semaine !

Le site internet de la CDC de Gémozac

http://www.cc-canton-gemozac.fr/

Conseil Municipal

Réunion

Lundi 20 Novembre 2017

20 heures 30

Ordre du jour

Bulletin Municipal

PDF bulletin 2017.pdf

Votre Cinéma à Saintes

 Programme et Horaires de films ici

Merci de votre visite

 

a3w.fr © 2017 - Informations légales - www.rioux.fr